• publié le 4 janvier 2023
Vœux de Remi Toussain

Bien sûr, la matière ne manque pas aux commentateurs en tous genres pour distiller sans relâche morosité et anxiété. Le sombre se vend tellement mieux que la lumière ! Mais « la décadence commence quand l’homme se demande ce qui va arriver au lieu de se demander ce qu’il peut faire »[1].

Alors, au nom de l’équipe de la FACEL, je nous souhaite une année qui nous permette de tourner aussi souvent que possible le regard vers la lumière et y puiser l’enthousiasme et l’énergie qui permettent à chacun, à sa place, de faire mentir les prophètes du « rien ne va plus ».

Et des sources de lumière, il y en a chez les jeunes ! N’en déplaise aux Cassandre, « l’optimisme de la jeunesse française par rapport à l’avenir est en progression notable, son moral en nette amélioration et son engagement dans la société se renforce », c’est ce que résume une étude officielle toute récente[2]. Une jeunesse en quête de sens, de fraternité authentique, foncièrement intacte dans sa capacité d’engagement gratuit….[3]. Nous savons quelle belle source il nous faut soigner et faire grandir !

Comme en écho, le nombre de nos accueils de loisirs ne cesse de progresser et 2022 aura même connu un record historique avec quatre créations. Notre réseau, c’est-à-dire notre richesse partagée, continue de se consolider et aura engagé cette même année de nouvelles initiatives communes : Olympiades, accueil de jeunes migrants…Ces initiatives mobilisent dans un même élan des associations de quartiers fort différents qui mettent en commun envie, énergie, retours d’expériences, entraide…et s’inscrivent ainsi dans la durée.

Tout ceci ne peut que nous réjouir. Nous bénéficions à Paris de plus d’un quart de siècle d’une croissance continue et d’une expérience fructueuse : avec plus de cinquante associations, une couverture territoriale très large, une vie de réseau, cela donne à notre mouvement une certaine force « d’évidence ». Pour autant, il y a encore à faire pour que cette « évidence » soit durablement ancrée partout. Et puis, rien n’étant jamais acquis, il peut naître ici ou là des fragilités, notamment lors des changements de responsables, de l’association ou de la paroisse. Ce sont probablement nos principaux défis pour les prochaines années, et ils sont d’ailleurs assez liés.

Mais avant tout, c’est bien grâce à l’engagement de chacune et chacun de vous que nous pouvons dresser ce tableau si stimulant : bénévoles et salariés, jeunes et moins jeunes, laïcs et clercs, engagés dans votre association et aussi, pour nombre d’entre vous, dans notre si précieuse vie de réseau.

A chacune et chacun, donc, à nos jeunes et leurs familles, l’équipe de la Facel souhaite une année pleine d’enthousiasmes renouvelés et donc de bonheurs !


[1] Denis de Rougement. 

[2] Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP). Notes et Rapports. Septembre 2022.

[3] Cette même étude note que 64 % des jeunes de 18 à 30 ans donnent déjà de leur temps bénévolement ; à cela s’ajoutent 22 % de jeunes se déclarant « certainement » ou « probablement » prêts à s’engager.