• publié le 30 septembre 2020
Les expériences d’un été différent  à la Maison Ozanam

Constat et réorganisation au sortir du confinement
A la sortie du confinement, François, directeur à la Maison Ozanam et Chloé, son adjointe, ont dû envisager d’autres  activités  pour s’adapter à un nouveau contexte : besoin des jeunes de s’aérer, de bouger, et de renouer des relations ; peur des parents face à la crise,  lieux de séjours qui ne peuvent plus accueillir  les jeunes dans le respect du protocole sanitaire.

La direction du patronage a eu également le souci  de prendre tout particulièrement en compte l’accueil des enfants les plus défavorisés dont on savait qu’ils ne pourraient pas sortir de Paris ou partir en vacances. Il fallait toutefois maintenir une mixité sociale,  composante essentielle dans la vie des patronages.

L’objectif : sortir et faire découvrir « du beau » aux jeunes
Après le confinement, le patronage a ré-ouvert avec un fonctionnement différent: les journées au patro se sont transformées en grandes sorties à la journée et le séjour prévu en juillet s’est transformé en plusieurs mini-séjours sous tente, une toute nouvelle expérience.

Pour les primaires, des visites à pied du 17ème arrondissement ont été organisées et les ados ont été mobilisés comme aide-animateurs.
Pour tous,  des grandes sorties dans Paris ont été proposées avec un thème (street art dans le 13ème, les églises modernes du 19ème et du 20ème  arrondissement, les quais de Seine…).  Parfois, ce sont les animateurs qui ont fait découvrir leur propre quartier.

François et son équipe ont également concocté un superbe programme de journées en province, (visites à Reims, Amiens, Dreux, Bourges, Rouen, Bayeux…) avec comme objectif de faire découvrir aux enfants de beaux monuments, de belles cathédrales. Chacun  allait à son rythme pour découvrir, admirer, poser des questions aux guides.

Si une douzaine d’ados étaient revenus, le confinement les avait isolés et ils avaient des difficultés à se parler, à échanger. Petit à petit, au cours des sorties, pendant les trajets, ils ont ré appris à discuter entre eux,  ils se sont « ré-apprivoiser »

Pour permettre aux enfants de sortir de Paris et d’aller à la campagne, la formule retenue des mini-séjours a été très concluante : les enfants se sont régalés d’être dans la nature, de préparer eux même leurs repas ou de dormir sous tente. Ainsi 2 mini séjours pour les primaires, 6ème et 5ème  se sont déroulés à Notre Dame de l’Ouÿe et 1 mini séjour pour les collégiens (4e 3e) lycéens  a eu lieu à Bourges.

Seul un séjour plus long pour les collégiens (4e 3e) lycéens, toujours  sous tente a eu lieu. Il était encadré  par des couples et des familles. Ce que François retient de ce séjour, ce sont les relations qui se sont tissées entre les jeunes et les adultes et les échanges qui ont pu avoir lieu (ex : sur l’amour, le mariage, l’engagement dans le mariage…) : des échanges très riches pour tout le monde.

Que tirer de ces expériences de l’été 2020 ?
Tout d’abord  François  est heureux que l’année ait pu être menée à son terme même si beaucoup de choses ont été bousculées. Cela a permis d’innover et la mission est  remplie pour François, Chloé et l’équipe d’animation : les jeunes ont beaucoup aimé ce qui leur a été proposé et ils veulent continuer dans ce type de propositions.

Les perspectives pour l’année prochaine sont donc :

  • continuer à faire sortir les jeunes avec des thèmes culturels tels que le patrimoine religieux, la peinture impressionniste…
  • les emmener voir de belles choses et les apprendre à s’émerveiller
  • continuer les séjours sous tente et notamment prévoir des mini camps aux petites vacances
  • favoriser le lien intergénérationnel avec les couples, les familles, les retraités lors de repas ou de séjours
  • Ouvrir les jeunes à des choses différentes et faire avec eux ce que leurs parents n’ont pas toujours  le temps de faire.

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