• publié le 22 mars 2017
Le Patronage du Cœur dans le 20ème arrondissement a ouvert ses portes en octobre 2016. Elisabeth, la directrice, évoque ce qui l’a particulièrement marquée lors de la mise en route du patronage

 

La préparation
La création d’un patronage se fait très en amont de l’ouverture. Elisabeth et l’abbé Chouanard  ont  été en contact pendant plusieurs mois.

« Il y a quelque chose d’exaltant à créer à partir de rien, le champ des possibles est large, confie Elisabeth, puis il faut accepter que tout n’est pas toujours réalisable,  savoir se limiter, faire des choix et faire avec les moyens dont on dispose ! »

« Il faut ajuster les projets à la réalité : nous avions envisagé un Patro pour une majorité de primaires et finalement, nous avons plus d’ados car d’une part c’est l’aumônerie qui a été le socle de départ et d’autre part les plus grands s’invitent entre eux et viennent tout seuls au patronage»

 

La communication avec les familles
Il y a une grande mixité sociale sur le quartier : les familles issues de milieux populaires et les familles plus aisées attirées par ce quartier appelé  « La campagne à Paris ». Il lui faut donc s’ajuster et trouver le meilleur moyen d’approcher ces familles.

Pour certaines familles, la communication directe est quasiment la seule possible. Le mail et la consultation du site internet sont peu utilisés.

Pour pallier cette difficulté, Elisabeth et les animateurs du Patro  ont largement utilisé la méthode de tractage à la sortie des écoles primaires tandis qu’un animateur/ éducateur se rendait à la sortie des collèges voisins à la rencontre des jeunes.

Mais le meilleur moyen reste quand même le bouche à oreille et les jeunes eux-mêmes.

Elisabeth constate que l’approche des directeurs d’école ou de collège est difficile. Il y a une certaine méfiance et elle a rarement pu établir un contact ni par un rendez-vous ni par mail alors que ce Patro est ouvert à tous.

 

Les attentes des Ados
Une trentaine d’ados sont accueillis quotidiennement et ce qu’ils apprécient dans ce lieu, c’est l’espace ouvert dans un lieu à dimension humaine où ils ont des repères, des règles à respecter.

Les jeunes  se sentent eux-mêmes respectés, et ils adhèrent sans problème à l’esprit de service qui est proposé. Ils participent volontiers aux 2h de service  par mois en tant que  membres du Patro même s’il faut régulièrement les leur rappeler…

Différentes possibilités de service leurs sont proposés : jardinage, bricolage, aide à l’animation, service liturgique…

 

Les joies
Elisabeth se souvient particulièrement des journées d’inscription  où elle a vu le Patro prendre son élan : il fallait accueillir les familles, exposer le projet, rencontrer les jeunes… après tant de mois de préparation.

«  Il est beau de voir ces jeunes grandir. Les plus fidèles ont fait du patro leur deuxième maison. Ils apprennent à y vivre dans la bienveillance avec les autres, petits et grands, et dans la confiance avec les adultes. »

« Pendant la semaine de camp d’hiver, les jeunes ont monté un spectacle, le résultat était magnifique ! Et ils ont eu la satisfaction de découvrir qu’ils étaient capables d’accomplir quelque chose de très réussi ! »

 

Les difficultés dans sa tâche
Elisabeth constate qu’il y a une charge administrative importante qu’elle ne soupçonnait pas avant de commencer et qui prend du temps qu’elle préfèrerait passer à l’éducation des jeunes et de la formation des animateurs…

Elle doit également veiller à la constitution d’une équipe d’animation stable de salariés et bénévoles pour assurer l’animation et l’encadrement des 30 à 40 jeunes chaque mercredi et 20 à 30 jeunes présents chaque soir.

 

En conclusion :  « Il faut une bonne dose d’énergie et d’enthousiasme pour créer un Patro. Mais quelle joie quand on voit le résultat et que le Patro se met à vivre ! ».

 

 

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